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11.11.2011

CÔTE D’IVOIRE : LE MINISTERE DES DROITS DE L’HOMME MET A NU LE MEPRIS DE OUATTARA POUR LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

Le Ministère ivoirien des droits de l’homme et des libertés publiques a entrepris de transmettre presque quotidiennement des articles extraits de la déclaration universelle des droits de l’homme sur les téléphones portables des abonnés de certaines sociétés de téléphonie mobile. Au regard du quotidien des ivoiriens et des pratiques liberticides des nouvelles autorités, nous nous permettons de donner notre commentaire et notre analyse de cette nouvelle trouvaille des hommes forts du pays.


Voici les articles tels qu’envoyés sur notre mobile.

Article 1 : tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Commentaire : dans le fonds, nous saluons l’initiative du Ministère des droits de l’homme. Elle contribue à la formation et à l’éducation de nos concitoyens sur leurs droits les plus élémentaires. Cependant, force est de reconnaître que NICOLAS SARKOZY et la France ont nié au peuple de Côte d’ivoire sa liberté, son indépendance et sa souveraineté en enlevant le chef de l’Etat Laurent Gbagbo démocratiquement élu pour installer son copain Allassane ouattara. Pour assouvir ses intérêts funestes géopolitiques et géostratégiques, la France, d’abord sous jacques Chirac puis sous Nicolas Sarkozy a méprisé et continue de bafouer la dignité du peuple ivoirien. Elle perpétue les actes d’assujettissement en arrachant, sous la menace des armes, de nouveaux accords de défense engageant ainsi le pays sous une nouvelle domination et un impérialisme centenaires.

Article 3:
tout individu a droit à la vie, à la liberté et la sureté de sa personne.
Commentaire : les ivoiriens ont pu constater que si ce principe est valable pour certains peuples, il ne leur est pas applicable. En effet, l’Onu a elle-même ordonné la tuerie de plus de 3000 personnes suite au contentieux électoral consécutif à l’élection présidentielle de novembre 2010. En votant la diabolique résolution 1970, elle a donné un blanc-seing au sud coréen Y G Choi alors représentant spécial du Secrétaire général des nations-unies et à Nicolas Sarkozy pour exterminer les ivoiriens. De plus, l’insécurité est grandissante dans le pays où règnent les forces rebelles pro-Ouattara. Ceux-ci ne règlent tous leurs différends qu’au moyen des armes. Les éléments des forces républicaines qui n’ont pu être retenus dans la nouvelle armée se servent de leurs armes pour braquer et piller les citoyens de jour comme de nuit. Le droit à la vie et la sureté de la personne est ici tout simplement inexistant.

Article 5 : nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 9 : nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé
Commentaire : le 11 avril 2011, le Président Laurent Gbagbo, sa famille ainsi que les membres de son gouvernement ont été arrêté et détenus dans des goulags au nord du pays. Ils sont l’objet de torture sans possibilité de visite de leurs avocats encore moins des membres de leurs familles. Le premier Ministre Affi Nguessan et ses codétenus font l’objet de traitements inhumains et humiliants. Les images de cette torture ont été fournies au monde entier sans que le Ministère des droits de l’homme ne s’en indigne. Au moment de son arrestation, l’ancien gouverneur de la BCEAO a été mis à nu sous les applaudissements des partisans de Ouattara. Par ailleurs, sous Allassane, des journalistes sont emprisonnés. Pire, le journaliste Hermann ABOA est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, dans une cellule au bâtiment C réservé au grand criminel. Ce traitement est tout aussi cruel que dégradant. Par ailleurs, Allassane continue de lancer des mandats d’arrêts internationaux à l’encontre des personnalités soupçonnées de partager l’idéal de démocratie et de développement de Laurent Gbagbo. Ces actes illégaux n’ont pour seul but que de maintenir en exil les personnes visées.

En définitive, les ivoiriens n’ont nullement besoin de voir leurs téléphones mobiles encombrés par des sms leur annonçant des principes que Ouattra est incapable d’appliquer. Ils attendent de ce dernier des actes courageux en vue d’arrêter les exactions et autres traitements inhumains qu’ils subissent de la part de ses rebelles déployés sur toute l’étendue du territoire national. Ils attendent également des actes responsables visant à promouvoir les droits humains et les libertés publiques, à instaurer une justice équitable et surtout à libérer le Président Gbagbo et tous les prisonniers politiques.

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